Aller au contenu

Modèles

Modèle de relance de facture impayée

Quatre courriers suffisent, envoyés au lendemain de l’échéance, à sept jours, à quinze jours, puis à trente jours de retard. Le premier suppose un oubli et ne réclame rien. Le troisième cite la loi. Le quatrième annonce la mise en demeure. Les quatre sont ci-dessous, prêts à copier, avec les mentions à remplacer entre accolades.

Mis à jour le 4 septembre 2026. Les chiffres cités portent leur source.

Quand envoyer quoi

Un retard n’est pas un impayé. En France, 45,2 % des entreprises seulement paient à l’heure, et le retard moyen atteint 14,1 jours au premier semestre 2025 (Altares, 17 septembre 2025). Relancer tôt et poliment ne froisse personne : c’est attendu.

Le calendrier des quatre relances
QuandQuel courrierCe qu’il fait
Le lendemain de l’échéance, ou le surlendemain.Relance courtoiseAucune menace, aucun rappel de pénalités : à ce stade, neuf retards sur dix sont un oubli.
Une semaine après la première relance.RappelOn facilite le paiement plutôt que de le réclamer : coordonnées bancaires, référence à indiquer, et une porte de sortie si le virement est déjà parti.
Quinze jours de retard.Relance fermeLe premier courrier qui cite le droit.
Trente jours de retard.Dernier avis avant mise en demeureIl annonce précisément la suite, et le total dû.

1. Relance courtoise

Le lendemain de l’échéance, ou le surlendemain.

Objet : Facture {numero} — échéance dépassée
Objet : Facture {numero} — échéance dépassée

Bonjour {prenom},

Je me permets un petit mot au sujet de la facture {numero}, d’un montant de {montant}, dont l’échéance était fixée au {echeance}.

Sauf erreur de ma part, je n’ai pas encore vu le règlement arriver. Il s’agit probablement d’un oubli, ou d’un décalage de traitement de votre côté.

Vous trouverez la facture en pièce jointe. Si quelque chose bloque, dites-le moi, on trouvera une solution.

Bien à vous,
{votre_nom}
{votre_entreprise}
{votre_telephone}

Aucune menace, aucun rappel de pénalités : à ce stade, neuf retards sur dix sont un oubli. Ce qui compte est de montrer que vous suivez vos factures.

2. Rappel

Une semaine après la première relance.

Objet : Relance — facture {numero} en retard de {jours} jours
Objet : Relance — facture {numero} en retard de {jours} jours

Bonjour {prenom},

Je reviens vers vous concernant la facture {numero} de {montant}, échue le {echeance}, soit {jours} jours de retard à ce jour.

Je vous confirme les coordonnées de règlement :
IBAN : {iban}
Référence à indiquer : {numero}

Si le paiement est déjà parti, merci de m’indiquer la date, que je vérifie de mon côté.

Bien à vous,
{votre_nom}
{votre_entreprise}
{votre_telephone}

On facilite le paiement plutôt que de le réclamer : coordonnées bancaires, référence à indiquer, et une porte de sortie si le virement est déjà parti.

3. Relance ferme

Quinze jours de retard.

Objet : Facture {numero} impayée — {jours} jours de retard
Objet : Facture {numero} impayée — {jours} jours de retard

Bonjour {prenom},

Malgré mes deux relances, la facture {numero} de {montant}, échue le {echeance}, reste impayée à ce jour, soit {jours} jours de retard.

Je vous rappelle que, conformément à l’article L441-10 du code de commerce, tout retard de paiement entre professionnels fait courir des pénalités de retard, ainsi qu’une indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement, dues de plein droit et sans rappel préalable.

Je vous remercie de procéder au règlement sous huit jours, ou de m’appeler au {votre_telephone} si une difficulté est en cause : un échéancier est toujours préférable à un litige.

Bien à vous,
{votre_nom}
{votre_entreprise}
{votre_telephone}

Le premier courrier qui cite le droit. Il reste ouvert à la discussion : proposer un échéancier récupère plus d’argent qu’une menace.

4. Dernier avis avant mise en demeure

Trente jours de retard.

Objet : Dernier avis avant mise en demeure — facture {numero}
Objet : Dernier avis avant mise en demeure — facture {numero}

Bonjour {prenom},

Sauf règlement de votre part, la facture {numero} de {montant}, échue le {echeance}, accuse aujourd’hui {jours} jours de retard, malgré trois relances restées sans effet.

Sans règlement sous huit jours à compter de ce courrier, je vous adresserai une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception, préalable nécessaire à toute procédure de recouvrement.

Le montant dû à ce jour s’établit ainsi :
- principal : {montant}
- pénalités de retard : {penalites}
- indemnité forfaitaire de recouvrement : 40,00 €

Je reste joignable au {votre_telephone} jusqu’à cette date.

Bien à vous,
{votre_nom}
{votre_entreprise}
{votre_telephone}

Il annonce précisément la suite, et le total dû. N’envoyez ce courrier que si vous êtes prêt à envoyer la mise en demeure : une menace non suivie d’effet vous décrédibilise pour les factures suivantes.

Ce que vous avez le droit de réclamer

Entre professionnels, tout retard fait courir des pénalités de retard et une indemnité forfaitaire de 40 € par facture, dues de plein droit, sans qu’un rappel soit nécessaire (article L441-10 du code de commerce, et article D441-5 pour l’indemnité). Vous n’avez pas à les avoir annoncées pour les réclamer : elles sont légales.

Le taux se calcule sur la page calcul des pénalités de retard, et l’indemnité est expliquée sur la page qui lui est consacrée.

Trois erreurs qui coûtent cher

  • Attendre. Chaque semaine de silence rend le recouvrement plus difficile, et vous fait passer après les fournisseurs qui, eux, relancent.
  • Menacer sans suivre. Un « dernier avis » qui n’est suivi d’aucune mise en demeure vous décrédibilise pour toutes les factures suivantes.
  • Tout envoyer au même contact. La personne qui a signé n’est pas toujours celle qui paie : demandez l’adresse de la comptabilité dès la première commande.

Le faire sans y penser

KORA regarde vos échéances chaque nuit, prépare la relance au bon palier, dans le ton du courrier ci-dessus, et l’envoie depuis votre adresse quand vous l’approuvez. Vous ne surveillez plus rien : vous validez.

39 € HT par mois ensuite, sans engagement, sans carte pour l’essai.

À lire ensuite